Lorsqu’un chat ne mange plus, cela provoque immédiatement une inquiétude légitime chez son propriétaire. Cette situation, appelée anorexie féline, peut avoir de multiples origines allant du simple stress à des pathologies graves nécessitant une intervention vétérinaire urgente. En France, près de 68% des consultations vétérinaires d’urgence en 2026 concernent des troubles alimentaires chez les félins. Comprendre rapidement pourquoi votre chat refuse de s’alimenter permet d’agir avant que son état ne se détériore, car un chat peut développer une lipidose hépatique après seulement 48 heures sans nourriture.
Quand s’inquiéter d’un chat qui ne mange pas ?
Le premier réflexe face à un chat qui refuse de manger est d’évaluer la gravité de la situation. Si votre chat saute un seul repas mais reste actif, joueur et boit normalement, l’observation pendant 12 à 24 heures reste acceptable. En revanche, certains signaux d’alerte nécessitent une consultation vétérinaire immédiate sans attendre.
Une urgence vétérinaire s’impose lorsque le chat ne mange plus et ne boit plus simultanément pendant plus de 24 heures, car la déshydratation s’installe rapidement chez les félins. De même, si votre chat ne mange plus du jour au lendemain tout en présentant des symptômes comme des vomissements, de la diarrhée, une léthargie marquée, des gencives pâles ou jaunâtres, ou des difficultés respiratoires, il faut consulter en urgence. Les chatons, les chats âgés et les félins souffrant de pathologies chroniques comme le diabète ou l’insuffisance rénale ne peuvent rester plusieurs jours sans manger sans risque vital.
Selon les données vétérinaires françaises de 2026, un chat adulte en bonne santé peut théoriquement survivre 7 à 14 jours sans nourriture s’il continue à boire, mais les dommages organiques commencent dès 48-72 heures. La lipidose hépatique, une accumulation dangereuse de graisse dans le foie, se développe particulièrement chez les chats en surpoids qui cessent brutalement de s’alimenter. Cette affection potentiellement mortelle justifie à elle seule une intervention vétérinaire rapide dès qu’un chat refuse toute alimentation pendant plus de deux jours consécutifs.
Quelles sont les causes possibles de la perte d’appétit chez un chat ?
Les raisons pour lesquelles un chat perd l’appétit sont extrêmement variées et peuvent être regroupées en plusieurs catégories principales. Identifier la cause permet d’adapter la réponse et d’éviter les complications graves associées au jeûne prolongé chez le félin.
Causes médicales et pathologies courantes
Les problèmes de santé représentent la première cause d’anorexie féline. Les infections virales comme le coryza, la leucose féline ou le typhus provoquent fièvre et malaise général qui coupent l’appétit. Les troubles digestifs tels que gastrite, pancréatite, maladie inflammatoire chronique de l’intestin ou obstruction intestinale rendent l’alimentation douloureuse. Les pathologies bucco-dentaires comme gingivite, stomatite, abcès dentaire ou fracture de dent empêchent physiquement le chat de manger sans souffrance.
Les maladies chroniques constituent également des causes fréquentes : insuffisance rénale chronique qui touche 30% des chats de plus de 10 ans en France, hyperthyroïdie, diabète, pathologies hépatiques ou cancers. Les parasites internes massifs peuvent diminuer l’appétit, tout comme certaines douleurs chroniques liées à l’arthrose chez les chats âgés. En 2026, les vétérinaires français observent une augmentation des cas d’anorexie liée aux pathologies rénales précoces, détectables désormais par des biomarqueurs sanguins spécifiques comme le SDMA.
Facteurs comportementaux et environnementaux
Le stress représente une cause majeure de refus alimentaire chez le chat, animal particulièrement sensible aux changements. Un déménagement, l’arrivée d’un nouvel animal ou d’un bébé, des travaux bruyants, un changement dans la routine quotidienne ou l’absence du propriétaire peuvent déclencher une anorexie de stress. Certains chats développent même une aversion alimentaire après avoir associé leur nourriture à un événement désagréable comme une prise de médicament.
La qualité et l’emplacement de la gamelle jouent également un rôle crucial. Un chat peut refuser de manger si sa gamelle est placée trop près de sa litière, dans un lieu de passage stressant, ou si elle n’est pas parfaitement propre. Les chats sont aussi sensibles à la fraîcheur des aliments : une pâtée laissée plusieurs heures à température ambiante ou des croquettes rassies seront souvent délaissées. Les changements brusques d’alimentation sans transition progressive provoquent fréquemment un refus de s’alimenter temporaire.
Causes liées à l’alimentation elle-même
Certains chats développent une lassitude face à une nourriture monotone servie quotidiennement pendant des mois. Cette néophobie alimentaire touche particulièrement les félins nourris exclusivement avec la même saveur de croquettes ou pâtée. Les aliments de mauvaise qualité, trop riches en céréales ou contenant des conservateurs agressifs, peuvent également être progressivement refusés par un chat exigeant.
La température des aliments influence fortement leur appétence : les chats préfèrent naturellement une nourriture tiède proche de la température corporelle d’une proie (38-40°C). Une pâtée sortie directement du réfrigérateur sera souvent ignorée, tout comme des croquettes stockées dans un endroit humide ayant perdu leur croquant. En 2026, les fabricants français d’aliments pour chats intègrent désormais des palatants naturels comme l’huile de saumon ou la levure pour maintenir l’intérêt gustatif sur le long terme.
Mon chat ne mange plus et présente d’autres symptômes inquiétants
Lorsque le refus alimentaire s’accompagne d’autres signes cliniques, la situation nécessite généralement une intervention vétérinaire rapide. Certaines combinaisons de symptômes orientent vers des pathologies spécifiques nécessitant un diagnostic professionnel.
Chat qui ne mange plus et dort beaucoup
Un chat qui dort excessivement tout en refusant sa nourriture manifeste souvent un état fébrile ou une douleur chronique. Cette léthargie marquée associée à l’anorexie caractérise de nombreuses infections virales ou bactériennes. Les pathologies rénales chroniques provoquent également cette combinaison de symptômes : le chat accumule des toxines urémiques qui génèrent nausées, fatigue et perte d’appétit progressive.
Chez les chats âgés de plus de 12 ans, cette association peut révéler une hyperthyroïdie paradoxalement accompagnée d’apathie, ou au contraire une hypothyroïdie iatrogène suite à un traitement. Les cancers, particulièrement les lymphomes digestifs fréquents chez le chat senior, provoquent également anorexie et abattement marqué. En 2026, les vétérinaires français recommandent systématiquement un bilan sanguin complet incluant T4, créatinine, urée et formule sanguine devant ce tableau clinique chez un chat de plus de 8 ans.
Chat qui ne mange plus et ne boit plus
L’association anorexie et adipsie (refus de boire) constitue une urgence vétérinaire absolue. Un chat peut se déshydrater en moins de 24 heures, particulièrement par temps chaud ou s’il présente simultanément vomissements ou diarrhée. Cette situation survient fréquemment lors d’insuffisance rénale aiguë, de pancréatite sévère, d’obstruction intestinale complète ou d’intoxication.
Les obstructions urinaires chez le chat mâle provoquent également ce tableau : le chat cesse de manger et boire en raison de la douleur intense et de l’intoxication urémique rapide. Sans traitement dans les 24-48 heures, cette affection devient mortelle. Selon les statistiques vétérinaires françaises 2026, 78% des chats ne mangeant ni ne buvant depuis plus de 36 heures nécessitent une hospitalisation avec fluidothérapie intraveineuse pour corriger la déshydratation et les déséquilibres électrolytiques.
Chat qui ne mange plus et ne fait plus caca
Un chat constipé qui refuse de s’alimenter souffre probablement d’une occlusion intestinale partielle ou complète. Les boules de poils massives (trichobézoards) représentent la cause la plus fréquente, particulièrement chez les chats à poils longs ou lors des périodes de mue intensive. L’ingestion accidentelle de corps étrangers comme ficelles, jouets, os ou matériaux non digestibles provoque également ce tableau clinique.
La constipation chronique sévère, appelée mégacôlon lorsqu’elle devient irréversible, touche particulièrement les chats âgés sédentaires ou déshydratés chroniques. Les tumeurs digestives, notamment colorectales, peuvent provoquer une obstruction progressive avec arrêt du transit et anorexie secondaire. En 2026, l’échographie abdominale est devenue l’examen de référence en France pour diagnostiquer rapidement ces causes d’occlusion, permettant une intervention chirurgicale avant perforation intestinale.
Que faire si un chat ne veut plus manger ses croquettes ?
Face à un chat qui boude ses croquettes habituelles alors qu’il semble en bonne santé générale, plusieurs stratégies peuvent être mises en œuvre avant d’envisager une consultation vétérinaire. Ces approches visent à restaurer l’appétit naturellement tout en identifiant d’éventuels facteurs correctibles.
Commencez par vérifier la fraîcheur des croquettes : stockées dans un contenant hermétique à l’abri de la lumière et de l’humidité, elles conservent leurs qualités organoleptiques 4 à 6 semaines après ouverture. Au-delà, les graisses s’oxydent et l’appétence diminue. Essayez de légèrement réchauffer les croquettes au micro-ondes 5 à 10 secondes ou ajoutez un peu d’eau tiède pour libérer les arômes. Cette technique fonctionne particulièrement bien chez les chats difficiles ou âgés ayant perdu une partie de leur odorat.
Proposez des alternatives alimentaires temporaires pour relancer l’appétit : pâtée de qualité premium réchauffée, thon au naturel sans sel, poulet blanc cuit sans assaisonnement, ou aliments spéciaux hyperappétents disponibles chez le vétérinaire comme Hill’s a/d ou Royal Canin Recovery. L’objectif prioritaire reste de faire manger le chat pour éviter la lipidose hépatique, quitte à déroger temporairement à son régime habituel. Si le chat accepte ces aliments mais refuse toujours ses croquettes, cela confirme un problème de palatabilité plutôt qu’une pathologie grave.
Examinez l’environnement alimentaire : déplacez la gamelle dans un endroit calme, éloigné de la litière et des zones de passage. Certains chats préfèrent manger en hauteur sur un meuble, d’autres au contraire au sol dans un coin protégé. Nettoyez quotidiennement les gamelles avec un produit non parfumé, car les résidus alimentaires et les odeurs de détergent repoussent de nombreux félins. En 2026, les vétérinaires comportementalistes français recommandent des gamelles en céramique ou inox plutôt qu’en plastique, ce dernier retenant davantage les odeurs et pouvant provoquer de l’acné féline au menton.
Comment nourrir un chat qui ne veut plus manger ?
Lorsque toutes les tentatives naturelles échouent et que le chat persiste à refuser toute nourriture, des techniques plus interventionnistes deviennent nécessaires pour éviter les complications métaboliques graves du jeûne prolongé.
Techniques de stimulation de l’appétit à domicile
La stimulation olfactive constitue souvent la clé du succès chez le chat, animal qui se fie principalement à son odorat pour décider de manger. Réchauffez légèrement la nourriture entre 37 et 40°C pour libérer les composés aromatiques volatils. Ajoutez des exhausteurs naturels comme jus de thon, bouillon de poulet non salé, levure de bière, ou quelques gouttes d’huile de saumon directement sur l’aliment. Ces palatants naturels réveillent l’intérêt même chez les chats les plus réticents.
Fractionnez les repas en petites quantités fréquentes : proposez 6 à 8 micro-repas par jour plutôt que 2 portions importantes qui peuvent paraître insurmontables à un chat anorexique. Placez de minuscules quantités de nourriture appétente directement sur le nez ou les babines du chat : le réflexe de léchage peut déclencher la prise alimentaire. Certains chats recommencent à manger s’ils sont nourris à la main par leur propriétaire, ce contact rassurant restaurant la confiance nécessaire à l’alimentation.
L’activité physique modérée stimule naturellement l’appétit : proposez des séances de jeu courtes mais dynamiques 20 à 30 minutes avant les repas. Chez certains chats, la présence d’un congénère mangeant avec appétit déclenche une compétition alimentaire bénéfique. En 2026, les applications de suivi alimentaire félin comme CatLog permettent aux propriétaires français de monitorer précisément les quantités ingérées et d’identifier les moments de la journée où le chat accepte le mieux de s’alimenter.
Interventions vétérinaires et alimentation assistée
Lorsque le chat refuse absolument toute nourriture malgré toutes les tentatives pendant 48 à 72 heures, l’intervention vétérinaire devient indispensable. Le praticien commencera par identifier et traiter la cause sous-jacente : antibiotiques pour une infection, antalgiques pour la douleur, antiémétiques contre les nausées, ou fluidothérapie pour corriger la déshydratation.
Des stimulants de l’appétit médicamenteux peuvent être prescrits temporairement : la mirtazapine (antidépresseur à effet orexigène), le maropitant (antiémétique), ou la cyproheptadine. Ces molécules relancent l’appétit en 24 à 48 heures dans 70 à 80% des cas selon les études vétérinaires françaises 2026. Parallèlement, des compléments nutritionnels hyperénergétiques comme des gels ou pâtes caloriques (Nutri-Plus, Virbac) apportent calories et nutriments essentiels en volume réduit.
Dans les cas sévères d’anorexie prolongée, une alimentation assistée devient nécessaire. Le gavage à la seringue avec des aliments liquéfiés reste possible à domicile sous supervision vétérinaire, en respectant strictement la technique pour éviter fausse déroute et pneumonie d’inhalation. Pour les anorexies persistantes dépassant une semaine, la pose d’une sonde d’alimentation (nasogastrique, œsophagienne ou de gastrostomie) permet une nutrition complète sans stress quotidien. Ces dispositifs, de plus en plus utilisés en France, sauvent de nombreux chats souffrant d’anorexie réfractaire le temps que le traitement de la pathologie causale fasse effet.
Chat qui ne mange plus depuis 1 semaine : risques et pronostic
Un jeûne d’une semaine complète chez le chat représente une situation critique nécessitant impérativement une prise en charge vétérinaire intensive. À ce stade, les complications métaboliques sont généralement déjà installées et le pronostic dépend de la rapidité et de l’efficacité du traitement mis en œuvre.
La lipidose hépatique se développe inévitablement après 5 à 7 jours de jeûne complet, particulièrement chez les chats en surpoids ou obèses. Cette pathologie résulte de la mobilisation massive des graisses corporelles vers le foie qui, incapable de les métaboliser correctement, s’infiltre progressivement. Les signes cliniques incluent ictère (jaunissement des muqueuses et de la peau), vomissements, déshydratation sévère et encéphalose hépatique dans les cas avancés. Sans traitement agressif incluant alimentation par sonde et hépatoprotecteurs, le taux de mortalité atteint 85 à 90%.
Les autres complications du jeûne prolongé comprennent l’hypokaliémie (baisse dangereuse du potassium sanguin) provoquant faiblesse musculaire et troubles cardiaques, la déshydratation chronique avec insuffisance rénale aiguë secondaire, et l’immunodépression favorisant les infections opportunistes. En 2026, les services d’urgences vétérinaires français rapportent qu’un chat anorexique depuis plus de 7 jours nécessite en moyenne 10 à 14 jours d’hospitalisation avec support nutritionnel et fluidothérapie intensive. Le coût moyen de cette prise en charge oscille entre 800 et 2500 euros selon la gravité et les complications, d’où l’importance d’une intervention précoce dès les premiers jours de refus alimentaire.
Prévention : comment éviter qu’un chat ne refuse de manger
Anticiper et prévenir les épisodes d’anorexie féline s’avère bien plus efficace et moins coûteux que de gérer une situation d’urgence. Plusieurs mesures préventives permettent de maintenir un appétit stable chez le chat tout au long de sa vie.
Maintenez une routine alimentaire stable : heures de repas régulières, même emplacement des gamelles, et évitez les changements brusques d’aliment. Si une transition alimentaire devient nécessaire, réalisez-la progressivement sur 7 à 10 jours en mélangeant l’ancien et le nouvel aliment dans des proportions croissantes. Proposez une alimentation de qualité premium adaptée à l’âge, au statut physiologique et aux éventuelles pathologies du chat. Les aliments bon marché, trop riches en céréales et pauvres en protéines animales, provoquent souvent lassitude et refus à moyen terme.
Assurez un suivi vétérinaire préventif régulier : bilan de santé annuel avec examen dentaire approfondi, car les pathologies bucco-dentaires représentent une cause majeure d’anorexie progressive souvent négligée. Chez les chats de plus de 7 ans, un bilan sanguin annuel incluant créatinine, urée et T4 permet de détecter précocement les pathologies chroniques avant qu’elles n’impactent l’appétit. Le détartrage dentaire régulier, généralement nécessaire tous les 2 à 3 ans selon les individus, prévient gingivites et stomatites douloureuses.
Gérez le stress environnemental : enrichissez l’environnement avec arbres à chat, cachettes, jouets renouvelés régulièrement. Utilisez des phéromones apaisantes (Feliway) lors de changements prévus comme déménagement ou arrivée d’un nouvel animal. Respectez le besoin de routine du chat et introduisez progressivement tout changement inévitable. En 2026, les comportementalistes félins français recommandent particulièrement l’utilisation de distributeurs automatiques de nourriture pour les chats anxieux, la régularité mécanique des repas diminuant significativement le stress alimentaire.
Particularités selon l’âge : chaton, chat adulte et chat senior
L’approche d’un chat qui ne mange plus varie considérablement selon son âge, les chatons et chats âgés présentant une fragilité particulière face au jeûne.
Chez le chaton de moins de 6 mois, tout refus alimentaire dépassant 12 heures constitue une urgence vétérinaire absolue. Leur métabolisme rapide et leurs faibles réserves énergétiques provoquent une hypoglycémie dangereuse en quelques heures seulement. Les causes fréquentes d’anorexie incluent parasitisme intestinal massif, infections virales (typhus, coryza), malformations congénitales ou sevrage trop précoce. Un chaton anorexique nécessite généralement hospitalisation avec alimentation assistée, réchauffement et correction de l’hypoglycémie par perfusion glucosée.
Le chat adulte de 1 à 7 ans tolère mieux le jeûne court mais reste vulnérable au-delà de 48-72 heures. Les causes comportementales et environnementales prédominent dans cette tranche d’âge : stress, changements, néophobie alimentaire. Les pathologies aiguës comme infections, traumatismes ou intoxications représentent également des causes fréquentes. L’approche combine observation attentive les premières 24 heures si l’état général reste bon, puis consultation vétérinaire si la situation persiste ou s’accompagne de symptômes inquiétants.
Chez le chat senior de plus de 10 ans, l’anorexie révèle très fréquemment une pathologie chronique sous-jacente : insuffisance rénale chronique touchant 30% des chats de cette catégorie d’âge en France, hyperthyroïdie (15% des chats de plus de 12 ans), cancers digestifs, pathologies dentaires sévères ou arthrose douloureuse. Ces chats nécessitent systématiquement un bilan vétérinaire complet dès 48 heures de refus alimentaire. En 2026, les vétérinaires français recommandent un suivi renforcé avec consultations semestrielles et bilans sanguins annuels dès l’âge de 8 ans pour détecter précocement ces pathologies avant qu’elles n’altèrent gravement l’appétit et la qualité de vie.
Vidéo liée sur pourquoi mon chat ne mange plus
Cette vidéo complète les informations de l’article avec une démonstration visuelle pratique.
Les questions les plus posées sur pourquoi mon chat ne mange plus
Combien de temps un chat peut-il rester sans manger sans danger ?
Un chat adulte en bonne santé peut théoriquement survivre 7 à 14 jours sans nourriture s’il continue à boire, mais les dommages organiques débutent dès 48 à 72 heures de jeûne. La lipidose hépatique, une accumulation dangereuse de graisse dans le foie potentiellement mortelle, se développe après seulement 3 à 5 jours d’anorexie complète, particulièrement chez les chats en surpoids. Chez les chatons, chats âgés ou souffrant de pathologies chroniques, tout refus alimentaire dépassant 24 heures nécessite une consultation vétérinaire. Il est donc crucial de ne jamais laisser un chat jeûner plus de 48 heures sans intervention, même s’il semble par ailleurs en forme.
Mon chat ne mange que les friandises mais refuse ses croquettes, est-ce grave ?
Cette situation appelée appétit sélectif indique que le chat ne souffre pas d’anorexie complète mais manifeste plutôt un refus comportemental de son alimentation habituelle. Si cela se produit ponctuellement, ce n’est généralement pas inquiétant, mais si cela dure plus de 3 jours, plusieurs risques apparaissent : déséquilibre nutritionnel car les friandises ne constituent pas une alimentation complète, renforcement d’un comportement capricieux, et possibilité qu’une pathologie bucco-dentaire douloureuse rende les croquettes difficiles à mâcher. Il faut alors cesser totalement les friandises pendant 24 à 48 heures pour relancer l’appétit vers l’aliment principal, vérifier la fraîcheur des croquettes, et consulter si le refus persiste au-delà de 5 jours ou s’accompagne d’autres symptômes.
Dois-je forcer mon chat à manger s’il refuse toute nourriture ?
Forcer un chat à manger en le contraignant physiquement est fortement déconseillé car cela génère un stress intense, peut provoquer une pneumonie d’inhalation si l’aliment passe dans les voies respiratoires, et crée une association négative durable avec la nourriture. En revanche, après 48 heures de jeûne complet et sous supervision vétérinaire, une alimentation assistée douce devient nécessaire pour éviter la lipidose hépatique. Cette technique utilise une seringue sans aiguille pour administrer de petites quantités d’aliment liquéfié directement dans la gueule, en respectant le rythme de déglutition du chat. Votre vétérinaire vous enseignera la méthode correcte ou proposera la pose d’une sonde d’alimentation si le gavage quotidien stresse trop l’animal.
Quels examens vétérinaires sont nécessaires pour un chat qui ne mange plus ?
Le bilan vétérinaire d’un chat anorexique comprend systématiquement un examen clinique complet avec prise de température, palpation abdominale, examen bucco-dentaire approfondi et auscultation cardio-respiratoire. Des analyses sanguines incluant numération formule sanguine, bilan biochimique (urée, créatinine, ALAT, PAL, bilirubine, glucose) et dosage de la T4 thyroïdienne sont généralement recommandées, particulièrement chez les chats de plus de 7 ans. Selon les suspicions cliniques, des examens complémentaires peuvent être nécessaires : radiographies thoraciques et abdominales, échographie abdominale pour visualiser les organes internes, test FIV/FeLV, analyse d’urine, ou endoscopie digestive. En 2026, le SDMA, biomarqueur précoce de l’insuffisance rénale, est systématiquement inclus dans les bilans des chats de plus de 8 ans en France.
Comment faire la différence entre un chat difficile et un chat malade ?
Un chat simplement difficile ou capricieux conserve un état général normal : il reste actif, joueur, interagit normalement avec son environnement, et manifeste de l’intérêt pour la nourriture même s’il la refuse finalement. Il peut accepter certains aliments (friandises, thon) tout en boudant ses croquettes habituelles. Son refus alimentaire est sélectif et son poids reste stable. À l’inverse, un chat malade présente généralement des symptômes associés : léthargie, isolement, posture recroquevillée évoquant une douleur, modification du comportement, négligence du toilettage, vomissements, diarrhée, ou déshydratation visible (pli de peau persistant). Il refuse totalement toute forme de nourriture, même les plus appétentes. En cas de doute après 48 heures de refus alimentaire, une consultation vétérinaire permet de trancher définitivement entre caprice et pathologie.
Les changements de saison affectent-ils l’appétit du chat ?
Les variations saisonnières influencent effectivement l’appétit félin de manière physiologique normale. En été, particulièrement lors des canicules fréquentes en France depuis 2024, de nombreux chats diminuent spontanément leur consommation alimentaire de 10 à 20%, le métabolisme ralentissant pour limiter la production de chaleur corporelle. Ce phénomène naturel ne nécessite pas d’inquiétude si le chat continue à boire normalement et maintient son poids. À l’inverse, en hiver, l’appétit augmente pour compenser les dépenses énergétiques de thermorégulation, particulièrement chez les chats ayant accès à l’extérieur. Les périodes de mue intense au printemps et automne peuvent également diminuer temporairement l’appétit en raison de l’inconfort digestif lié à l’ingestion de poils. Toutefois, toute baisse d’appétit dépassant 30% ou durant plus de 5 jours nécessite une évaluation vétérinaire même en période de chaleur.
| Situation | Délai d’Action | Mesure Recommandée |
|---|---|---|
| Chat refuse 1 repas, état général normal | Observation 12-24h | Surveiller, proposer aliment appétent |
| Anorexie 24-48h sans autres symptômes | Stimulation à domicile | Techniques appétence, surveillance étroite |
| Refus alimentaire 48-72h | Consultation vétérinaire | Bilan complet, traitement selon cause |
| Anorexie + symptômes inquiétants | Urgence immédiate | Consultation urgente même avant 24h |
| Chaton ou chat âgé anorexique | 12-24h maximum | Consultation rapide, fragilité accrue |
| Refus alimentaire > 1 semaine | Urgence vitale | Hospitalisation, alimentation assistée |


